LES ECHOS ET LES ARTICLES


12/06/2012

L'arme de la faim


Le Saintais Jean-Marie Matagne ne s'alimente plus pour dire non au nucléaire

«Je suis un soixante-huitard attardé. Je dirais même vétuste. » La bouteille d'eau posée à côté de lui, Jean-Marie Matagne trouve encore la force de plaisanter. Après avoir perdu une quinzaine de kilos en un mois, il nage dans ses vêtements. Ses rides, aussi, sont plus visibles. « J'ai 68 ans et maintenant je les fais bien », constate celui qui est en grève de la faim depuis le 15 mai pour réclamer un rendez-vous avec le président de la République François Hollande. « Avec celui qui détient le pouvoir d'utiliser ou non l'arme atomique », précise-t-il.

Le président d'ACDN (Action des citoyens pour le désarmement nucléaire) veut, ni plus ni moins, le persuader de renoncer à cette force de dissuasion « en vertu de l'article 6 du traité de non-prolifération des armes nucléaires. » Et d'organiser un référendum, s'il le faut, sur la question.. Pour l'instant, son combat a difficilement trouvé un écho dans les médias nationaux, sésame utile pour que l'Élysée tende l'oreille.

Aujourd'hui fatigué, Jean-Marie Matagne arrive à un tournant de son combat. Il espère décrocher un rendez-vous cette semaine. Sinon ? « Je ne peux rien dire pour l'instant… » Hier matin, le Saintais a reçu un courrier du ministre de l'Économie sociale et solidaire, Benoît Hamon, juste pour l'avertir qu'il faisait passer sa lettre au ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. Certains auraient été découragés pour moins que ça. Pas lui.

Il faut dire que le gréviste de la faim a de la suite dans les idées. En 1971, il participait déjà à une marche contre l'ouverture du chantier de la centrale nucléaire de Fessenheim en Alsace. « C'était dans l'esprit de Mai 68 », confie ce militant qui n'a cessé, depuis, de dénoncer le nucléaire comme étant « une technologie autoritaire et fondamentalement dangereuse. »

Prof de philosophie

Politique, sa lutte est aussi philosophique et religieuse. « Trois évêques, dont Monseigneur Gaillot, ont pris position pour le désarmement nucléaire. L'arme atomique est incompatible avec la foi chrétienne », insiste-t-il tout en se déclarant athée. Ce père de cinq enfants a enseigné la philosophie au lycée technique Vieljeux, à La Rochelle, puis au lycée Bernard- Palissy, à Saintes, jusqu'à sa retraite il y a sept ans. « Entre-temps, j'ai été à l'origine du lycée expérimental polyvalent et maritime sur l'île d'Oléron », indique Jean-Marie Matagne.

En 1986, c'est en voyant à la télé un reportage sur Gorbatchev qu'il décide de modifier le thème de sa thèse de doctorat en philosophie. « Lorsque j'ai entendu le président de l'URSS dire qu'il n'y aurait plus aucune arme nucléaire dans son pays d'ici à l'an 2000, je me suis demandé si c'était sincère. »

De là, l'enseignant s'est intéressé au sujet et a construit une approche empirique de sa thèse qu'il a soutenue en 1991. « J'ai soumis les déclarations des hommes politiques à l'épreuve des actes et des faits en matière de désarmement nucléaire. » Il s'en est tiré avec la mention « honorable » tout en étant interdit de publication.

L'homme ne transige pas dès qu'il s'agit de défendre son engagement. En opposition avec l'accord Europe Écologie-Les Verts (EELV) et le PS sur le nucléaire avant l'élection présidentielle, il n'a pas repris sa carte chez les écologistes. « Je suis cependant resté coopérateur du parti, prévient-il. Une motion d'urgence reprenant les objectifs de ma grève de la faim sera d'ailleurs débattue au prochain conseil fédéral d'EELV les 22 et 23 juin. » Il ira la défendre lui-même si sa santé le lui permet.

Sud-Ouest



07/06/2012

Grève de la faim contre l'armement nucléaire

Jean-Marie Matagne, le président d’Action des citoyens pour le désarmement nucléaire (ACDN) (ville de Saintes) a cessé de s’alimenter depuis le mardi 15 mai, jour de la prise de fonction de François Hollande, afin d’obtenir du nouveau président de la République l’organisation d’un référendum sur l’abolition des armes nucléaires dans les meilleurs délais.

Le MAN (Mouvement pour une Alternative Non-violente) exprime à Jean-Marie Matagne son profond respect pour avoir entamé le 15 mai dernier une grève de la faim, geste éminemment non-violent.

Jean-Marie Matagne veut ainsi alerter le nouveau Président de la République, François Hollande, mais aussi l’ensemble de nos concitoyens, sur une question fondamentale concernant notre pays, à savoir le fait que la possession par celui-ci d’armes nucléaires est un facteur favorisant la prolifération de ces armes dans le monde. Sur cette question grave, à aucun moment, le peuple français n’a été consulté. Jean-Marie Matagne demande donc qu’un référendum soit organisé au plus vite qui demanderait aux Français de se prononcer sur la question suivante : 'Approuvez-vous que la France participe avec les autres États concernés à l’élimination complète des armes nucléaires, sous un contrôle mutuel et international strict et efficace ?'.

Bien entendu, le MAN souhaite également que notre pays s’engage dans la voie du désarmement nucléaire mondial avec les huit autres pays les premiers concernés car actuellement détenteurs de l’arme nucléaire. S’il ne désavoue donc pas cet objectif, il s’interroge pourtant sur sa pertinence au lendemain de l’échec à Vienne de la conférence préparatoire à la prochaine conférence de révision du TNP en 2015, et du « succès » de la réunion de l’OTAN à Chicago. Ces deux événements montrent en effet que les dirigeants des pays dotés ne sont pas prêts à se séparer de cette « quincaillerie » qu’ils sont en passe de transformer en idole. Sur ce plan, nous pouvons affirmer que le nouveau Président français, tout comme le Président des USA – qui avait pourtant reçu le prix Nobel de la Paix en 2009 pour avoir rêvé d’un monde sans armes nucléaires ! -, ont commis un faux pas tragique.

C’est pourquoi, le MAN affirme que l’objectif « réaliste » et premier, même s’il peut sembler plus difficile à atteindre, qu’il convient désormais de se donner, est de convaincre d’abord les Français de s’adresser à leurs dirigeants, quels qu’ils soient, pour les contraindre à renoncer à la dissuasion nucléaire française. C’est en effet de nos propres armes nucléaires que nous sommes d’abord responsables.

Patrick Hubert - Animateur du réseau Nucléaire du MAN



29/05/2012

Campagne pour le retrait des armes nucléaires US en Europe : un premier pas réussi !

Merci ! Grâce à vous, la campagne de l'association Global Zéro, amie du collectif 'non au missile M51', a rencontré un vif succès : plus de 40 000 personnes ont demandé aux gouvernements de l’OTAN de retirer les armes nucléaires américaines d’Europe. Nous nous sommes fait entendre : dimanche dernier, nos dirigeants ont évoqué la possibilité d’une réduction du nombre de ces armes. L’OTAN elle-même admet que ces armes nucléaires sont inutiles. Pour autant, le chemin à parcourir est encore long, et nous devons continuer à faire monter la pression !

Global Zero a déjà insufflé une nouvelle force à cette dynamique.
La semaine dernière, nous avons sorti un rapport appelant à une réduction de 80 % des arsenaux nucléaires américains et russes. Ce rapport a reçu une attention particulière de la part des media : la presse internationale, dont le New York times et The Economist, parle de nous dans des centaines d'articles. Plus intéressant encore, notre rapport divulgue le cadre d’action nécessaire au retrait des armes nucléaires américaines d’Europe.

Ce que nous bâtissons et accomplissons ensemble est incroyable ! Les choses avancent rapidement et notre mouvement pour l’élimination totale des armes nucléaires grandit à un rythme intensif. Pour être toujours les premiers informés de nos actions et pour travailler avec nous au quotidien en faveur d’un monde sans armes nucléaires, une seule chose à faire :

Rejoignez-nous sur Facebook !

Merci encore pour votre aide,

Anaïz, Marion, Sam, Marie Luise et toute l’équipe de Global Zero

Pour plus d’informations:

The Economist: Global Zero - Fewer nukes, more security

New York Times: Former Commander of U.S. Nuclear Forces Calls for Large Cut in Warheads

Non au missile M51 / Global Zero



17/05/2012

Les scandaleux petits secrets de l'Europe

Cher(e) ami(e),

Saviez-vous que 20 ans après la fin de la guerre froide, il reste encore des armes nucléaires américaines en Allemagne, Belgique, Turquie, Italie et aux Pays-Bas ? Dans quelques jours, François Hollande prendra sa première grande décision internationale : les gouvernements de l’OTAN vont se réunir à Chicago pour examiner le sort de ces armes.

Nous sommes aujourd’hui face à une opportunité sans précèdent : les gouvernements allemand, belge et néerlandais ont déjà demandé le retrait des armes nucléaires américaines de leur territoire. La France, quant à elle, bloque tout retrait de ces armes depuis de nombreuses années, alors même qu’elles ne sont pas sur son territoire ! La France peut aujourd’hui avoir un autre rôle en Europe et au sein de l’OTAN : François Hollande changera-t-il de cap par rapport à ses prédécesseurs ?

En ce moment crucial, les étudiants membres de Global Zero montrent la voix à suivre avec cette courte vidéo. Ils ont besoin de votre aide : pour aiguillier François Hollande dans se première grande prise de position internationale, nous devons tout faire pour que le plus grand nombre de personnes possible prennent connaissance de ce scandaleux petit secret européen avant le sommet de l’OTAN dans quelques jours :

Partagez cette vidéo avec vos proches et signez la pétition !

Oui, il reste bel et bien des armes nucléaires américaines sur le sol européen ! Pourtant, elles sont les vestiges d’un monde révolu : elles ne règlent en rien les problèmes d’instabilité géopolitique actuels. Les armes nucléaires américaines stationnées en Europe ciblaient des pays de l’ex-URSS. Ces pays étant aujourd’hui membres de l’OTAN, elles n’ont même plus de cibles. Elles n’ont donc aucune utilité, et sont seulement dangereuses et coûteuses pour l’Europe.

Nous sommes à un moment décisif ! C’est en ce moment même que François Hollande prend connaissance des dossiers internationaux sur lesquels il va devoir se positionner. Il se voulait le Président du changement ; saura-t-il accompagner ses belles paroles d’actes forts ? Pour que la France arrête de bloquer le retrait des armes nucléaires d’Europe, le premier pas est de tout faire pour que le plus grand nombre possible de citoyens soient au courant !

Partagez cette vidéo avec vos proches et signez la pétition !

Merci !

Anaiz, Galit, Marion, Sam, John-Michael, et toute l’équipe de Global Zero.



17/01/2012

Appel en faveur du désarmement nucléaire unilatéral de la France

Signé par 46 personnalités

Que tout emploi d’arme nucléaire soit un crime, cela a été clairement affirmé par l’ONU dès 1961 : « Tout État qui emploie des armes nucléaires et thermonucléaires doit être considéré comme violant la Charte des Nations Unies, agissant au mépris des lois de l’humanité et commettant un crime contre l’humanité et la civilisation. » (résolution du 24 novembre 1961). Trop peu en ont tiré la conclusion logique : si l’emploi des armes nucléaires est un « crime contre l’humanité », la seule menace d’y recourir est d’ores et déjà criminelle. Or c’est sur une telle menace que reposent les stratégies dites « de dissuasion nucléaire ».

Certes, l’argument moral ne convaincra probablement pas les décideurs politiques et militaires. Dans ce domaine comme en bien d’autres, un prétendu réalisme prétend toujours récuser un prétendu moralisme. Il convient donc de convaincre les décideurs que l’im-moralité intrinsèque de l’arme nucléaire se double de son in-faisabilité stratégique : le simple réalisme oblige à reconnaître que les armes nucléaires ne nous protègent d’aucune des menaces qui peuvent peser sur notre sécurité. Elles sont notamment incapables de dissuader le moindre terrorisme. Par contre, leur possession même constitue une menace non seulement pour d’autres peuples mais aussi pour nous-mêmes.

En réalité, la véritable raison de la dissuasion nucléaire n’est pas d’assurer la défense de la population, mais de conférer à l’État un simulacre de puissance, celle-ci n’étant qu’une puissance de destruction et d’anéantissement.

En maintenant et en modernisant son système d’armes nucléaires, la France ne peut qu’encourager la prolifération mondiale : s’il prétend que l’arme nucléaire est la garantie de la sécurité des Français, comment l’État français peut-il demander aux peuples non dotés de l’arme nucléaire de renoncer à la posséder ?

Ainsi, le désarmement nucléaire satisferait aussi bien les exigences de « l’éthique de conviction » que celles de « l’éthique de responsabilité ». Et les unes sont aussi impérieuses que les autres.

La dissuasion nucléaire, en outre, exige des citoyen(ne)s qu’ils abandonnent leur destin à la seule décision du Président de la République. L’arme nucléaire implique donc, par une nécessité organique, « l’exercice solitaire du pouvoir ». Tout le processus de développement du système de la dissuasion nucléaire a été et reste entièrement opaque à tout contrôle citoyen.

Enfin, l’équipement en armes nucléaires engloutit des sommes considérables. Le coût de l’arsenal nucléaire français de 1945 à 2010 est estimé à 228,67 milliards d’euros. Alors qu’on nous répète que le pays traverse une grave crise, la loi de programmation militaire (2009-2014) prévoit pour la dissuasion nucléaire un budget annuel moyen de 3,3 milliards d’euros : 2,3 milliards pour moderniser nos armes, et 1 milliard d’euros pour leur soutien et mise en œuvre. Ces investissements, directement financés par les impôts, ne sont pas socialement utiles. Ils sont parmi ceux qui produisent le moins d’emplois. Il n’est donc nullement démagogique d’affirmer que ces sommes seraient mieux utilisées dans d’autres secteurs de l’économie, notamment dans les services publics à la population aujourd’hui menacés.

La dissuasion nucléaire est donc immorale, irréaliste, dangereuse et coûteuse

Nombreux sont ceux qui en sont convaincus et partagent l’espoir d’un monde sans armes nucléaires. Mais cet espoir risque fort d’être déçu : il faudrait attendre que toutes les puissances nucléaires se mettent d’accord pour une telle abolition générale. C’est oublier notre propre responsabilité de citoyens d’un pays nucléaire : nous ne sommes pas directement responsables du désarmement mondial, mais nous le sommes entièrement du désarmement nucléaire de notre pays. Il nous appartient de construire la paix et la sécurité dans une France sans armes nucléaires.

C’est pourquoi, sans attendre l’abolition générale des armes nucléaires par une convention internationale encore et toujours hypothétique, nous estimons que pour nous, citoyen(ne)s français(es), il est de notre responsabilité de demander dès à présent : le désarmement nucléaire unilatéral de la France.

Le désarmement nucléaire unilatéral de notre pays est possible si les Français le veulent. Mais jusqu’à présent, ils n’ont jamais eu la possibilité d’en débattre pour dire s’ils le veulent ou s’ils ne le veulent pas ; c’est ce débat qu’il est urgent de susciter. Les Français doivent pouvoir exprimer en toute liberté leur volonté de renoncer à l’arme nucléaire.

Afin que les citoyen(ne)s français(es) exercent effectivement ce pouvoir de décision, il convient d‘envisager l’organisation d’un référendum d’initiative populaire, puisque c’est, dans une démocratie, le seul moyen de donner au peuple souverain la possibilité de s’exprimer sur une question vitale.

Source

Pétition en ligne

Mouvement pour une Alternative Non-violence (MAN)



17/10/2011

La mystérieuse escale brestoise du roulier Ciudad de Cadiz


Des missiles M51 à bord ?

Le roulier Ciudad de Cadiz, chargé d'habitude du transport d'éléments d'avions pour le compte d'Airbus (*), a profité d'une rotation entre Pauillac, en Gironde, et le port allemand de Hambourg pour faire escale à Brest. Arrivé mercredi au petit matin à la pointe Bretagne, le navire est reparti du port de commerce dans l'après-midi. Cette escale exceptionnelle, placée sous haute protection, était entourée du plus grand secret, même si un grand navire bleu et blanc avec, peint sur sa coque, un gros « Airbus on Board », ne constitue pas vraiment un gage de discrétion. Alors, qu'y avait-il de si mystérieux dans le roulier ? Plus ou moins officiellement, on explique que le navire est venu à Brest faire des essais de passerelle. Très bien, mais pour quoi faire ? Silence radio. Tant de mystère incite évidemment à penser à une raison militaire et, plus particulièrement, nucléaire, l'un des derniers bastions où la « grande muette » porte encore bien son nom. « Personne n'était autorisé à approcher de la zone, bouclée par un cordon de gendarmes », témoigne un Brestois. Y-a-t-il eu un simple « essai de passerelle » ? Difficile à croire, surtout que mobiliser autant de monde pour une telle opération n'aurait aucun sens, sauf à vouloir attirer l'attention, ce qui n'est à priori pas le but recherché. Cet essai avait, manifestement, quelque chose de particulier.

Nos confrères du Télégramme, qui ont diffusé hier la photo ci-dessus sur leur site Internet, relèvent que deux semi-remorques ont débarqué, avec la plus grande précaution, des conteneurs banalisés. Ni les autorités militaires ni les entreprises en lien avec cette manoeuvre n'ont souhaité parler du contenu de ces gros colis. Différentes rumeurs ont donc circulé sur les quais. Une livraison de pièces pour le sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE) Le Vigilant, actuellement en refonte à Brest, était notamment évoquée. Cette piste ne semble toutefois pas crédible, dans la mesure où ce type d'équipement n'a, à priori, aucune raison de transiter par la mer, surtout depuis la Gironde. En revanche, une autre hypothèse correspond mieux au transit du Ciudad de Cadiz entre la région bordelaise et Brest. Il s'agit des nouveaux missiles balistiques M51, qui équipent le SNLE Le Terrible et vont, après refonte, être mis en oeuvre sur Le Vigilant puis Le Triomphant et Le Téméraire, tous basés à l'Ile Longue, face à Brest.

Ces engins ultrasophistiqués, fer de lance de la dissuasion nucléaire française, sont l'un des secrets les mieux gardés du pays. Le programme est industriellement porté par Astrium, filiale comme Airbus du groupe EADS. Astrium réalise les missiles sur plusieurs de ses sites, dont les Mureaux, en Ile-de-France, mais aussi dans la région de Bordeaux. Les éléments sont ensuite acheminés vers Brest, où ils sont assemblés avant de recevoir leurs têtes nucléaires sur la presqu'île de Crozon, où se situe l'Ile Longue. De là à penser qu'EADS ait imaginé de pouvoir se servir, au profit des M51, du terminal girondin de Pauillac, où les rouliers d'Airbus débarquent habituellement des éléments destinés au site d'assemblage de Toulouse-Blagnac, il n'y a qu'un pas à franchir. Ce transport maritime de « morceaux » de missiles, dont il convient de souligner qu'ils ne contiendraient en aucun cas des éléments nucléaires, serait logique, d'autant que les navires rouliers transitent régulièrement au large de la Bretagne. Un crochet par Brest est, alors, tout à fait imaginable, cette option logistique étant facilitée par le fait qu'Airbus et Astrium appartiennent au même groupe.
______________________________________________________

(*) Mis en service en 2009, le Ciudad de Cadiz et son sistership le City of Hamburg, ainsi que le Ville de Bordeaux (livré en 2005), acheminent des éléments d'avions, notamment pour le programme A380, entre les différentes usines d'Airbus, notamment Hambourg, Mostyn, Saint-Nazaire, Cadix et Toulouse via Pauillac. Battant pavillons français, les trois rouliers sont la propriété de Louis Dreyfus Armateurs et de la compagnie norvégienne Leif Hoegh. LDA les exploite avec ses équipages pour le compte d'Airbus.

Mer et Marine le 7 octobre



12/10/2011

Le nucléaire militaire hors contrôle

LE délégué à la sûreté nucléaire, haut fonctionnaire chargé de contrôler la sécurité de notre quincaillerie militaire (missiles, sous-marins, porte-avions), a été brutalement viré par François Fillon. Cela s'est passé le 5 mai, en Conseil des ministres, mais l'histoire est restée aussi confinée qu'un fût radioactif. Marcel Jurien de La Gravière (c'est son nom), qui était censé travailler dans le (plus grand) « secret-défense » mais en toute indépendance, a été remercié deux ans avant la fin de son mandat. Pourquoi cette éviction prématurée ? La Gravière a « emmerdé l'armée avec ses remarques sur les programmes des nouveaux missiles M51 et ASMPA (Air-sol moyenne portée améliorée) », estime un haut fonctionnaire. Pièces mal nettoyées, rondelles qui se baladent dans des charges en principe nickel, procédures d'essai non respectées : ces menues remarques n'auraient pas été du goût de la Direction générale de l'armement.

Le ministère de la Défense nie toute mauvaise humeur: « M. Jurien de La Gravière a fait un travail remarquable, mais son programme d'expertise sur les nouveaux missiles était terminé, explique le porte-parole de Gérard Longuet. D'ailleurs à bientôt 70 ans, il était d'accord pour partir à la retraite avant la fin de son mandat. » Nommé en 2003, puis en 2008 pour cinq ans, l'intéressé était tellement &accord pour rendre son tablier qu'il a saisi le Conseil d'Etat, à la mi-juillet, pour contester son éviction...

Interrogé par « Le Canard », notre expert déboulonné se borne à soulever le problème « juridique » posé par son limogeage : « Le Code de la défense prévoit un mandat de cinq ans. Où est l'indépendance si le délégué est en réalité éjectable chaque semaine en Conseil des ministres ? » Pour le reste, pas de commentaires : « Mon travail était secret-défense. C'est d'ailleurs une difficulté : après Fukushima, on ne peut pas rester aussi opaque », s'enflamme-t-il. Mais si, apparemment on peut...

I.B.

Le Canard enchaîné du 12 octobre 2011



19/07/2011

Action symbolique contre les armes nucléaires

Mort subite au trocadero, Flashmob Anti-nucléaire Paris Trocadero, 2011

Video à voir ici



11/04/2011

Golfech. Enchaînés au portail de la centrale


Une dizaine de personnes a fait irruption hier, peu avant midi, devant la centrale nucléaire de Golfech appelant «tous les citoyens et collectifs à reprendre des actions de désobéissance civile et à entrer en insurrection contre le nucléaire civil et militaire.»

Se présentant sous le nom de «N.O.U.S», ce collectif autonome d'action directe non-violente souhaitait «procéder à la fermeture physique de la centrale.» Alors que certains de ses membres étaient grimés en clowns, deux d'entre eux se sont enchaînés au portail d'entrée du site, avant que les gendarmes ne viennent les déloger sans faire usage de la violence.

La date de cette action, le 8 avril 2011, se voulait symbolique «quatre semaines après la catastrophe japonaise et jour du 65e anniversaire de la nationalisation d'EDF par le Conseil national de la résistance.»

9 avril 2011 - Ladepeche.fr



10/04/2011

Soupçons d'espionnage autour de Turbomeca

Turbomeca est une filiale du groupe de défense et d'aéronautique Safran. Elle fabrique des composants de moteurs d'hélicoptères et représente plusieurs milliers de salariés dans le Sud-Ouest.

Une enquête judiciaire est en cours au tribunal de Nanterre sur des soupçons d'espionnage industriel au préjudice de Turbomeca, filiale du groupe de défense et d'aéronautique Safran, a-t-on appris samedi de source proche du dossier, confirmant une information du Monde daté de dimanche-lundi,
Cette information a été ouverte à l'automne et l'enquête a été confiée à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, contre-espionnage).

Turbomeca fabrique des composants de moteurs d'hélicoptères. Selon le Monde, ses systèmes informatiques auraient été la cible de cyberattaques de janvier à septembre 2010 et des données concernant les systèmes d'hélices pillées.

Les enquêteurs ont procédé à une dizaine de placements en garde à vue dans le cadre de cette enquête, dont des salariés de l'entreprise, poursuit le quotidien.

Selon lefigaro.fr, les responsables de cette affaire considérée comme « la plus importante d'espionnage de 2010 » selon la DCRI seraient passés par les systèmes informatiques et boîtes mail des salariés de l'entreprise pour accéder aux systèmes globaux du groupe, et aux données confidentielles des technologies de Turbomeca. Reste à savoir dans quelles mesures les salariés concernés étaient au courant ou non de ces agissements précise le quotidien, qui évoque de possibles « faits de corruption ».

Turbomeca représente plusieurs milliers de salariés dans le Sud-Ouest : 2 500 à Bordes (Pyrénées-Atlantiques), 1 350 à Tarnos (Landes) et 25 à Uzein (Pyrénées-Atlantiques).

Sud Ouest 10 avril 2011



15/01/2011

Biscarrosse: Grève sur les missiles


[NDLR : Salauds de fonctionnaires, ils prennent nos missiles en otages !]

Le personnel civil du centre d'essais est en grève illimitée, pour protester contre son changement de statut.

Les personnels civils du CELM (Centre d'essais et de lancement de missiles) de Biscarrosse, qui d'ailleurs vient de changer de nom, ont déposé depuis jeudi dernier un préavis de grève illimité. Ils ont peur en effet que leur statut, à cause de la loi RGPP (Révision générale des politiques publiques) mise en place pour faire des économies, ne soit mis en pièces. « Nous savons que les techniciens supérieurs d'études et de fabrication (TSEF) vont changer de statut, explique Pascal Salette, adhérent CGT. Nous devions être classés comme ingénieurs, mais le ministère de l'Économie et des Finances refuse et veut nous recaser en techniciens du ministère de la Défense (TMD). Ce qui signifie une perte de salaire ainsi que l'abandon de tout espoir d'évolution de carrière. »

Les salaires bloqués

En parallèle, les ouvriers d'État, affectés aux essais du CELM et à l'encadrement de terrain, voient eux aussi leurs salaires bloqués par le ministre de la Défense, qui n'est autre qu'Alain Juppé. C'est pourquoi l'intersyndicale CGT, CFDT, FO, CGC, Unsa a déposé ce préavis de grève, qui lui permet, lorsqu'il sera activé, d'empêcher le programme normal des essais de missiles de se dérouler normalement. De plus, avec l'accord de leur commandant, les délégués ont pris la parole au cours de la cérémonie des vœux pour exposer leurs revendications. Cette réforme concerne environ 100 techniciens et 200 ouvriers.

Le patron du centre de Biscarrosse, l'ingénieur en chef de l'armement Pascal Pinot, comprend ces demandes « qui se sont fait jour depuis plusieurs mois », explique-t-il, mais il n'y peut rien. En effet, c'est au niveau ministériel que cela se décide. « Jusque-là, nous avons toujours travaillé en partenariat et je pense que cela va continuer. Mais je n'ai pas les réponses pour leurs demandes. » Pour l'instant, aucune séance d'essais n'a été supprimée, mais la menace pèse, puisque le CELM, sur ses sites de Biscarrosse et de Toulon, en réalise près de 400 par an. Les syndicats espèrent maintenant obtenir une rencontre au ministère, à Paris.

Depuis le 1er janvier dernier, en raison de la loi RGPP, le CELM est devenu DGA Essais de missile, du nom de la Direction générale de l'armement. Au passage, il a également intégré le Cape (Centre d'achèvement et d'essais de propulseurs) de Saint-Médard-en-Jalles (33), qui expérimente au sol les missiles à poudre, avec ses 300 à 400 salariés. Avec Toulon, les trois sites sont désormais placés sous la même autorité, celle de l'ingénieur général de l'armement Jean-Luc Masset, basé à Biscarrosse.

Sud-Ouest le 15 janvier 2011



10/01/2011

Nouvelle vigie contre les armes nucléaires

Nos amis de Armes nucléaires Stop ont comme chaque mois renouvelé leur vigie silencieuse devant le Ministère de la Défense, bd Saint-Germain à Paris, où sont commandées les forces nucléaires françaises.
La France équipe actuellement ses 'sous-marins lanceurs d'engins' (SNLE) des nouveaux missiles nucléaires M51, qui menacent désormais la Chine comme l'Iran de destruction massive.
Rappelons que la Cour internationale de Justice elle-même, dans un arrêt fameux de juillet 1996, considérait comme un crime le fait non seulement de causer, mais de menacer de causer un crime de masse, et qu'à ce titre elle considère les armes nucléaires comme criminelles.

Si vous avez des informations sur le M51, les SNLE, les sites militaires liés à la force nucléaire française, n'hésitez pas à nous les communiquer pour que nous puissions agir pour défendre la paix et le désarmement.
Pour protéger votre anonymat, préférez le courrier (ou demandez-nous notre clé PGP). Ecrivez à : Campagne M51, Les désobéissants 114 rue de Vaugirard 75006 Paris.

Non au missile M51



10/01/2011

Camp Action contre l'OTAN en Suède en juillet 2011

Le nord de la Suède sert de terrain d'entraînement pour l'OTAN, qui y teste ses armes et les différentes façons d'envahir un pays. Un camp action international se tiendra à Lulea, près du terrain militaire en question, l'été prochain, du 22 au 29 juillet 2011. Il commencera par un séminaire international, les 23-24, et sera marqué par une action d'ampleur le 26.

Voir la vidéo promotionnelle, en Anglais

Non à l'OTAN



04/01/2011

Adaptation des sous-marins au M51 : 10 millions d'heures de travail

La Marine nationale va adapter trois sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) au nouveau missile intercontinental M51, un chantier de 2,5 milliards d'euros mené par DCNS qui va y consacrer, jusqu'en 2018, des millions d'heures de travail à Brest dans le plus grand secret.

Le Vigilant sera le premier sous-marin à subir, à partir des prochaines semaines et durant plus de deux ans, cet 'entretien majeur', dans la forme 8 de l'arsenal de Brest, selon DCNS, avant le Téméraire ou le Triomphant qui suivront.

Le but : accueillir le M51

Ces travaux, qui consistent notamment à changer la tranche du milieu du sous-marin, se feront au fil des 'indisponibilités périodiques pour entretien et réparation' (Iper) des SNLE. Ils vont permettre d'adapter les sous-marins du nouveau missile mer-sol-balistique-stratégique (MSBS) nucléaire M51, de rénover leur PC navigation/opération, et de les équiper de nouveaux sonars et du nouveau système de combat (Sycobs).

10 millions d'heures de travail à Brest

En 2008, DCNS (ex-Direction des constructions navales) avait estimé à près de 10 millions d'heures de travail à l'arsenal brestois les travaux d'adaptation et d'entretien des trois sous-marins. L'arrivée des nouveaux missiles a déjà nécessité d'importants travaux à hauteur de 700 millions d'euros, à l'Ile Longue, le port-base des sous-marins au sud de la rade de Brest.

Nouveaux bâtiments

De nouveaux bâtiments à l'allure de cathédrales de béton ont été construits ces dernières années pour y assembler les pièces du missile et pour améliorer la chaîne d'embarquement des engins vers les submersibles. La chaîne comprend une voie ferrée de plusieurs centaines de mètres, liaison sécurisée entre le dernier bâtiment et le bateau. Le missile est ensuite mis en place dans l'un des 16 tubes du sous-marin à l'aide d'un pont roulant.

120 millions d'euros le missile

Le nouveau missile M51 bénéficie d'une portée presque deux fois supérieure à celle du M45 actuellement en service (jusqu'à 9.000 km au lieu de 5.000) et d'une meilleure précision. D'une hauteur de 12 mètres et de 2,30 mètres de diamètre pour un poids d'environ 53 tonnes, le M51 est guidé par inertie. Sa propulsion au propergol solide est semblable à celle des moteurs auxiliaires d'Ariane 5. Le nouveau missile dont le coût unitaire est de 120 millions d'euros est prévu pour rester en service dans la marine pendant au moins 30 ans, selon les experts.

Le Terrible déjà adapté

Le M51 équipe d'ores et déjà Le Terrible, lancé en 2009 et directement conçu pour l'accueillir. Ce quatrième SNLE-NG (nouvelle génération) a été admis au service actif à l'Ile Longue en septembre.

Source

Le Télégramme



7/10/2011

La mystérieuse escale brestoise du roulier Ciudad de Cadiz


Des missiles M51 à bord ?

Le roulier Ciudad de Cadiz, chargé d'habitude du transport d'éléments d'avions pour le compte d'Airbus (*), a profité d'une rotation entre Pauillac, en Gironde, et le port allemand de Hambourg pour faire escale à Brest. Arrivé mercredi au petit matin à la pointe Bretagne, le navire est reparti du port de commerce dans l'après-midi. Cette escale exceptionnelle, placée sous haute protection, était entourée du plus grand secret, même si un grand navire bleu et blanc avec, peint sur sa coque, un gros « Airbus on Board », ne constitue pas vraiment un gage de discrétion. Alors, qu'y avait-il de si mystérieux dans le roulier ? Plus ou moins officiellement, on explique que le navire est venu à Brest faire des essais de passerelle. Très bien, mais pour quoi faire ? Silence radio. Tant de mystère incite évidemment à penser à une raison militaire et, plus particulièrement, nucléaire, l'un des derniers bastions où la « grande muette » porte encore bien son nom. « Personne n'était autorisé à approcher de la zone, bouclée par un cordon de gendarmes », témoigne un Brestois. Y-a-t-il eu un simple « essai de passerelle » ? Difficile à croire, surtout que mobiliser autant de monde pour une telle opération n'aurait aucun sens, sauf à vouloir attirer l'attention, ce qui n'est à priori pas le but recherché. Cet essai avait, manifestement, quelque chose de particulier.

Nos confrères du Télégramme, qui ont diffusé hier la photo ci-dessus sur leur site Internet, relèvent que deux semi-remorques ont débarqué, avec la plus grande précaution, des conteneurs banalisés. Ni les autorités militaires ni les entreprises en lien avec cette manoeuvre n'ont souhaité parler du contenu de ces gros colis. Différentes rumeurs ont donc circulé sur les quais. Une livraison de pièces pour le sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE) Le Vigilant, actuellement en refonte à Brest, était notamment évoquée. Cette piste ne semble toutefois pas crédible, dans la mesure où ce type d'équipement n'a, à priori, aucune raison de transiter par la mer, surtout depuis la Gironde. En revanche, une autre hypothèse correspond mieux au transit du Ciudad de Cadiz entre la région bordelaise et Brest. Il s'agit des nouveaux missiles balistiques M51, qui équipent le SNLE Le Terrible et vont, après refonte, être mis en oeuvre sur Le Vigilant puis Le Triomphant et Le Téméraire, tous basés à l'Ile Longue, face à Brest.

Ces engins ultrasophistiqués, fer de lance de la dissuasion nucléaire française, sont l'un des secrets les mieux gardés du pays. Le programme est industriellement porté par Astrium, filiale comme Airbus du groupe EADS. Astrium réalise les missiles sur plusieurs de ses sites, dont les Mureaux, en Ile-de-France, mais aussi dans la région de Bordeaux. Les éléments sont ensuite acheminés vers Brest, où ils sont assemblés avant de recevoir leurs têtes nucléaires sur la presqu'île de Crozon, où se situe l'Ile Longue. De là à penser qu'EADS ait imaginé de pouvoir se servir, au profit des M51, du terminal girondin de Pauillac, où les rouliers d'Airbus débarquent habituellement des éléments destinés au site d'assemblage de Toulouse-Blagnac, il n'y a qu'un pas à franchir. Ce transport maritime de « morceaux » de missiles, dont il convient de souligner qu'ils ne contiendraient en aucun cas des éléments nucléaires, serait logique, d'autant que les navires rouliers transitent régulièrement au large de la Bretagne. Un crochet par Brest est, alors, tout à fait imaginable, cette option logistique étant facilitée par le fait qu'Airbus et Astrium appartiennent au même groupe.
______________________________________________________

(*) Mis en service en 2009, le Ciudad de Cadiz et son sistership le City of Hamburg, ainsi que le Ville de Bordeaux (livré en 2005), acheminent des éléments d'avions, notamment pour le programme A380, entre les différentes usines d'Airbus, notamment Hambourg, Mostyn, Saint-Nazaire, Cadix et Toulouse via Pauillac. Battant pavillons français, les trois rouliers sont la propriété de Louis Dreyfus Armateurs et de la compagnie norvégienne Leif Hoegh. LDA les exploite avec ses équipages pour le compte d'Airbus.

Mer et Marine le 7 octobre



22/11/2010

Non au missile M51 au contre-sommet de l'OTAN

A l'attention de la police : « Rien à déclarer »

A l'attention de la presse : « Nous sommes le Love block »


19-20 novembre 2010 sommet de l'OTAN à Lisbonne ; « Paz sim, não NATO ».

Espace Schengen fermé, Portugal zone de non droit !

Ni les frontières ni les polices n'ont réussi a arrêter les peuples non-violents d'Europe.


Des membres du collectif « Non au Missile M51 » se sont rendus au sommet de l'OTAN à Lisbonne, en passant par un poste frontière, car les activistes non-violents assument leurs actes. Une décision de refus d'entrée a été prise à leur encontre en vertu de leur comportement qui est : « une menace réelle, actuelle et assez grave, pour l'ordre public et la sécurité intérieure du Portugal. »

Ils ont eu droit à une fouille complète et minutieuse, 5 heures de retenue et la saisie d'autocollants en faveur de la paix. Ils ont alors constaté la solidarité entre les polices puisque reconduits 30 kilomètres plus loin en Espagne par la Guardia Civil. Le lendemain matin ils prennent contact avec la Legal Team (avocats) du contre-sommet qui les informe que cette procédure douanière est nulle et non avenue.

La dictature de l'OTAN ne les décourage pas, ils arrivent discrètement sur Lisbonne. Deux activistes et leur conductrice sont alors arrêtés comme des criminels. Ils/elles seront libéré/e/s 5 heures après une rétention abusive et agressive : aveu de la police sur la nullité quant à la procédure d'interdiction de territoire.

Comme prévu, les membres du collectif ont pu participer avec des pacifistes du monde entier au succès des actions de blocage.

En arrêtant 42 personnes, la police espérait-elle étouffer la liberté d'expression défendue par la désobéissance civile ?

Les autorités portugaises n'ont pas respecté leurs propres procédures (prises d'empreintes et photos illégales, menaces directes, privations, refus de contacter l'avocat et les interprètes).

Après une détention arbitraire de 14 heures dans les geôles du tribunal Monsanto, ils ont tou/te/s été mis en examen pour crime de désobéissance et relâché/e/s.

Ceux du collectif « Non au missile M 51 » tiennent, dans ce communiqué, à féliciter et remercier leurs avocats d'avoir retrouvé leurs clients dans Lisbonne et d'avoir fait respecter les Droits de l'Homme et du Citoyen.

Ils remercient l'Armée des Clowns qui accompagnait Pinpin « the dangerous terrorist »

Nous représentons la paix, que représente alors l'OTAN ?

Communiqué du collectif « Non au Missile M51 »



21/11/2010

Action de blocage réussie à l'entrée de la zone interdite du Sommet de l'OTAN de Lisbonne


Une belle action de désobéissance civile, menée par 80 pacifistes d'Espagne, Portugal, Suède, Belgique, Canada, Hollande, Pologne et de France (avec le Collectif Non au missile M51) qui ont bloqué l'un des principaux accès du sommet le 20 novembre 2010.

45 pacifistes ont été arrêté/e/s, tou/te/s relaché/e/s selon les dernières nouvelles.
Comme on dit par chez nous : Notre résistance ne connait pas de frontière.

Quelques liens :
Video 1

Video 2

infos et photos

Collectif Non au missile M51



18/11/2010

Le Sommet de l'OTAN refoule les manifestants

De plus en plus de manifestants bloqué/e/s à la frontière portugaise.

Des membres du collectif Non au missile M51 et des Nez-fragés (Brigade bordelaise de la Clown Army - CIRCA) ont été refoulé/e/s ce matin à la frontière portugaise à laquelle les accords de Schengen ont été levés en vue du sommet de l'Otan qui se tient à Lisbonne à partir de demain.

De même, le bus du groupe des objecteurs et objectrices de conscience finlandais/es et ses 35 passagers ont été refoulés.

Enfin, un militant pacifiste contrôlé à son arrivée à l'aéroport a été refoulé car il portait sur lui le communiqué donnant le rendez-vous pour l'entrainement public à l'action non-violente.

Déjà au moins 9 militant/e/s de la mouvance pacifiste avaient été refoulés ces derniers jours selon l'Internationale des résistant/e/s à la guerre.

Les refoulé/e/s du jour pensent se retrouver devant le consulat du Portugal à Salamanque.

Il semblerait que soit la mascotte des Néz-fragés le lapin Pinpin qui soit apparu dans les fichiers de la police portugaise comme un dangereux terroriste manipulant des hordes de pacifistes pour s'emparer de l'Otan.

Possibilité de les contacter :

Nico, Jean Charles, etc : 33 668 755 884

18 novembre 2010 - Communiqué



16/11/2010

Questions aux membres du Collectif M51


Le 3 novembre dernier, les 7 militants du collectif « Non au missile M51 » entendaient leur sentence. En réaction à ce jugement, voici une interview de cette organisation qui se définit comme « un collectif autonome, qui ne représente, ni n’appartient à Greenpeace, aux désobéissants, à un parti politique ; même si les membres de notre collectif sont libres d’adhérer au mouvement qu’ils désirent ».

Question : Que vous reprochait-on exactement ?
Collectif M51 : La pénétration et le stationnement sur un terrain militaire, sans qu’aucune dégradation n’ait été constatée, aucune violence non plus.

Question : Quelle a été votre stratégie de Défense ?
Collectif M51 : Le missile M51, viole l’article 6 du Traité de non-prolifération nucléaire. Notre seule solution pour ne pas être complice a été de dénoncer cela en pénétrant dans le CELM, car selon les principes de Nuremberg ne pas dénoncer la préparation d’un crime contre l’humanité c’est s’en rendre complice.

Question : Comment réagissez vous face à ce jugement ?
Collectif M51 : La justice a reconnu la légitimité des actions du collectif « Non au missile M51 » nous déclarant coupables de pénétration sur terrain militaire, mais avec dispense de peine. Ce jugement prouve la lâcheté de la justice. D’une manière expéditive et sans débat contradictoire, elle avait condamné 7 activistes à 150 euros d’amende pour leur opposition au tir d’essai du missile nucléaire d’attaque français M51 et l’occupation d’un radar. L’incohérence de la politique nucléaire française est une nouvelle fois mise en lumière par les actions du collectif, l’efficacité de l’action directe non violente affirmée. Les frais de justice restant à la charge des coupables, suffiront-ils à couvrir la disproportion du dispositif policier mis en place pour la protection de cette politique ? Dans ces attendus, le tribunal a spécifié que le Traité de non-prolifération nucléaire ne s’appliquait pas aux simples citoyens. Nous sommes en droit de nous demander le sens de cette justice qui dépossède le citoyen de ses propres responsabilités. Les pratiques françaises ne respectent pas le droit international, la justice ne respecte plus la loi. Nous sommes coupables et le chef de l’Etat demeure talentueux dans son costume de VRP de l’armement. Nous apportons notre soutien à tous ceux qui se sentent opprimés par la « justice » actuelle. Même pas mal !

Question : Etait-ce le premier procès du genre ?
Collectif M51 : Cela dépend de ce que l’on entend par genre. C’était le premier procès du Collectif, pas le premier procès de la désobéissance civile.

Question : Comment s’est déroulé le procès ?
Collectif M51 : Pendant l’audience, les 7 prévenus et leur avocat ont exposé tour à tour les faits qui ont conduit à mener cette action non-violente en insistant sur la violation des traités internationaux induite par le nouveau missile nucléaire d’attaque français. L’avocat, Maître Dutin, a quand même également rappelé au tribunal, qu’un dispositif policier (7 fourgons de gendarmes mobiles !) n’avait pas été vu depuis la venue de Mme Rachida Dati pour l’inauguration du dit tribunal !

Question : Pensez-vous poursuivre vos activités ou ce jugement met-il un terme à ce type d’activité ?
Collectif M51 : Malgré les vaines menaces de répression, le collectif « Non au missile M51 » réaffirme sa détermination à mener toutes les actions nécessaires dans le respect de la non-violence pour rentrer dans la voie du désarmement, et sera présent à Lisbonne pour dénoncer l’OTAN les 20 et 21 novembre prochains.

Source

Blog de Jean-Marie Collin



04/11/2010

Même pas mal ! Coupables...dispensé-e-s

La justice a reconnu la légitimité des actions du collectif Non au missile M51 les déclarant coupables de pénétration sur terrain militaire, mais avec dispense de peine.

Ce jugement prouve la lâcheté de la justice.
D’une manière expéditive et sans débat contradictoire, elle avait condamné 7 activistes à 150 euros d’amende pour leur opposition au tir d’essai du missile nucléaire d’attaque français M51 et l’occupation d’un radar.

L’incohérence de la politique nucléaire française est une nouvelle fois mise en lumière par les actions du collectif, l’efficacité de l’action directe non violente affirmée.
Les frais de justice restant à la charge des coupables, suffiront-ils à couvrir la disproportion du dispositif policier mis en place pour la protection de cette politique?

Dans ces attendus, le tribunal a spécifié que le traité de non prolifération nucléaire ne s'appliquait pas aux simples citoyens. Nous sommes en droit de nous demander le sens de cette justice qui dépossède le citoyen de ses propres responsabilités.

Les pratiques françaises ne respectent pas le droit international, la justice ne respecte plus la loi. Nous sommes coupables et le chef de l’Etat demeure talentueux dans son costume de Vrp de l’armement. Nous apportons notre soutien à tous ceux qui se sentent opprimés par la «justice» actuelle.

Malgré les vaines menaces de répression, le collectif «Non au missile M51» réaffirme sa détermination à mener toutes les actions nécessaires dans le respect de la non violence pour rentrer dans la voie du désarmement, et sera présent à Lisbonne pour dénoncer l’OTAN les 20 et 21 novembre prochains.

L'ordinateur sur lequel ce communiqué de presse a été rédigé est à l’heure actuelle mis en sécurité par la brigade des Nezfragé(e)s.

Salut à toi punk iranien/ne!

Les Coupables, portes-paroles éphémères du «Collectif Non au missile M51»

Communiqué de presse 3 novembre 2010 - http://www.nonaumissilem51.org



04/11/2010

Missile nucléaire M51 : le procès est terminé, mais la prolifération atomique continue

Le tribunal de Mont-de-Marsan a finalement dispensé de peine les 7 activistes du collectif 'Non au missile M51' qui avaient occupé un radar au centre d’essai de lancement de missiles (CELM) de Biscarrosse (Landes) le 1er décembre 2009.

Depuis 2006 et le premier essai du missile nucléaire M51, les inspecteurs citoyens du collectif 'Non au missile M51' tentent d'empêcher ces tirs d'essai en intervenant physiquement sur les lieux du tir ou en essayant de perturber le bon fonctionnement des instruments de mesure du CELM (occupation du radar, lâchers de ballons métallisés).

Par leurs actions, les inspecteurs citoyens dénoncent la violation délibérée, par la France, des accords et traités internationaux en matière d'armement nucléaire. En ratifiant, en particulier, le Traité de Non-Prolifération des armes nucléaires, la France s'est engagée à rentrer dans la voie du désarmement nucléaire et à ne pas attribuer de nouvelles missions à son armement nucléaire. Pourtant notre pays renouvelle et « modernise » entièrement son arsenal nucléaire, avec des armes de performance et de portée plus importantes.

Le Réseau 'Sortir du nucléaire' réaffirme son soutien au collectif 'Non au missile M51'. La dispense de peine des activistes renforce la détermination des antinucléaires à mener toutes les actions nécessaires, dans le respect de la non-violence, pour obtenir simplement l'application du droit international.

Alors que les députés doivent voter aujourd'hui le budget de la Défense, et que la France vient de signer avec l'Angleterre des traités de défense et de coopération scientifique dans le nucléaire militaire, le Réseau 'Sortir du nucléaire' entend rappeler que la voie de la raison et de la paix passe par le désarmement nucléaire.

Contact presse : Cédric Lucas 06 22 08 55 22

Site du collectif 'Non au missile M51' : http://www.nonaumissilem51.org

Plus d'information sur le nucléaire militaire sur le site du Réseau 'Sortir du nucléaire' : http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/le-double-jeu-du-nucleaire.html

Réseau Sortir du Nucléaire - Communiqué de presse du 4 novembre 2010



04/11/2010

Landes : Dispense de peine pour le collectif non au M51


Les sept militants ont néanmoins été jugés coupables d'intrusion sur un terrain militaire.

Loin de la manifestation nettement plus démonstrative qui avait accompagné l'audience du 8 septembre dernier, hier, Jean-Charles Darrieux, l'un des leaders du collectif Non au missile M51, s'est présenté seul à l'audience du tribunal de proximité de Mont-de-Marsan pour entendre le délibéré. Si les sept militants du collectif ont bien été reconnus coupables de l'occupation illégale d'un site militaire, le 1er décembre 2009, le tribunal de proximité de Mont-de-Marsan n'a pas prononcé de peine à leur encontre.

Les sept activistes étaient poursuivis pour avoir pénétré dans l'enceinte du Centre d'essais et de lancement de missiles (CELM) de Biscarrosse alors que la base supervisait des essais de tir du nouveau missile intercontinental français M51. Un essai qu'ils jugeaient non conforme au traité de non prolifération et auquel les militants entendaient s'opposer pacifiquement.

Au cours de l'audience, leur conseil, Me Dutin, avait plaidé la hiérarchie des normes, impliquant selon lui que les injonctions des traités internationaux prévalaient sur les lois nationales. Un argument que n'a finalement pas retenu le tribunal qui a en outre estimé que « l'interdiction de pénétrer sur le site préexistait aux essais de missiles » et qu'il n'y a donc « aucun rapport entre l'infraction commise et ce qu'elle entend dénoncer ».

Mais le tribunal a également tenu compte du fait « qu'aucun dommage » n'a été comis et que « le trouble lié à l'infraction a cessé » pour motiver l'absence de peine.

Une victoire pour Jean-Charles Darrieux. « Il y avait eu une réelle écoute lors de l'audience. La justice a peut-être été sensible à nos arguments. Si elle ne veut pas le reconnaître en totalité, elle le reconnait en partie », a déclaré le facteur de Labouheyre.

Il faut dire que le collectif qui avait annoncé son intention de faire appel si la décision ne lui était pas favorable avait profité de l'audience comme d'une véritable tribune pour faire valoir ses arguments contre la politique de développement de l'armement nucléaire menée par la France.

Le ministère public avait demandé une amende de 150 euros pour chaque prévenu.

Sud Ouest, 4 novembre 2010



03/11/2010

Action contre le missile M51: sept militants pacifistes dispensés de peine

Sept militants pacifistes du collectif 'Non au missile M51', poursuivis pour une action l'an dernier contre le dernier tir d'essai de ce missile, ont été reconnus coupables, mercredi à Mont-de-Marsan, d'intrusion sur un terrain militaire mais dispensés de peine, a-t-on appris auprès du collectif.

Les militants avaient été interpellés le 1er décembre 2009 sur le Centre d'essai de lancement de missiles (CELM) des Landes à Mimizan et ont comparu le 8 septembre devant le tribunal d'instance de Mont-de-Marsan pour l'infraction de 'séjour, installation et circulation sans autorisation sur un terrain militaire'. Ils entendaient protester contre le quatrième et dernier tir d'essai du missile M51 qui constitue pour eux 'une violation flagrante du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires'.

Une amende de 150 euros avait été requise à l'encontre de chacun d'entre eux.

'La culpabilité, nous la revendiquons', a indiqué à l'AFP Jean-Charles Darrieux, l'un des sept militants et porte-parole du collectif, à propos du jugement rendu en délibéré mercredi. 'La dispense de peine on la considère comme une certaine forme de légitimité', a-t-il ajouté, estimant que 'la justice a été sensible à nos arguments' et que 'l'Etat ne souhaite pas que nous fassions appel et que nous bénéficions ainsi d'une nouvelle tribune'.

'On mélange la chèvre et le chou', a estimé l'avocat du collectif Frédéric Dutin, dénonçant 'l'absence de lisibilité de cette décision'. 'Qu'ils soient reconnus coupables ne nous satisfait pas', a ajouté l'avocat qui avait plaidé la relaxe estimant que 'tout citoyen a vocation à dénoncer la violation du traité de non prolifération nucléaire par la France'. Il n'a pas exclu de faire appel.

'C'est déjà un pas de gagné qui fera peut-être jurisprudence', s'est de son côté félicité Cédric Lucas, administrateur du réseau 'Sortir du Nucléaire'. 'Cela veut dire que le juge a compris que derrière cet acte militant, il y a un message social, politique très important', a-t-il dit, 'cela montre qu'il va falloir continuer à dénoncer le projet d'armement nucléaire (...) car finalement personne n'est dupe que la France ne respecte pas ses engagements de dénucléarisation'.

Destiné à équiper les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE), le M51, d'une longueur de 12 mètres pour une masse totale de 53 tonnes, est guidé par inertie et propulsé par du propergol solide. Il doit avoir une portée de 8.000 kilomètres, soit significativement plus que l'actuel missile en service dans la marine française, le M45.

Agence



02/11/2010

Les prévenu(e)s du collectif Non au missile M51 attendent sereinement le verdict

2 novembre 2010: les prévenu(e)s du collectif non au missile m51 attendent sereinement le verdict prévu pour demain.

Les 7 activistes ont comparu, le 8 septembre dernier, au tribunal de Mont de Marsan, pour l’occupation d’un radar au centre d’essai de lancement de missiles (CELM) de Biscarrosse, le 1er décembre 2009, jour de l’ouverture du créneau de tir du 4ème tir d’essai du missile M51.

Depuis 2006 et le premier essai du M51, les inspecteurs citoyens du collectif 'Non au missile M51' tentent d'empêcher ces tirs d'essai en intervenant physiquement sur les lieux du tir ou en essayant de perturber le bon fonctionnement des instruments de mesure du CELM (occupation du radar, lâchers de ballons 'métallisés').

Par leurs actions, les inspecteurs citoyens essayent de dénoncer la violation délibérée des accords et traités internationaux par la France en matière d'armement nucléaire, France qui s'est engagée en ratifiant ces traités à rentrer dans la voie du désarmement nucléaire et à ne pas attribuer de nouvelles missions à son armement nucléaire mais qui aura pourtant, en 2010, renouvelé et modernisé entièrement son arsenal nucléaire par des armes de performance et de portée plus importantes.

Pendant l’audience, les 7 prévenu-e-s et leur avocat ont exposé tour à tour les faits qui ont conduit à mener cette action non violente en insistant sur la violation des traités internationaux induite par le nouveau missile nucléaire d’attaque français.

Les réquisitions du ministère public, désemparé face à l’argumentation du collectif sont de 150 euros par activiste, soit la confirmation de l'amende que les prévenu/e/s avaient refusé de payer (sans même une majoration de principe).

Le collectif non au M 51 rappelle que les menaces de répression n’entament en rien sa détermination à mener toutes les actions nécessaires, dans le respect de la non-violence, pour amener la France sur la voie du désarmement.

Un soutien, tant moral que financier, peut être adressé aux activistes du collectif à l'adresse suivante : Sans Armes, Domaine de Sillac 33770 Salles
Chèque libellé à Sans Armes / Campagne M51

Contact prévenu(e)s : autrechose@no-log.org

Collectif « Non au missile M 51 » - www.nonaumissilem51.org



15/10/2010

Le Président n'a pas vu les manifestants


Les écologistes ont manifesté hier contre le nucléaire militaire que visitait Nicolas Sarkozy.

Ils n'étaient pas très nombreux mais ils ont réussi à mobiliser d'importantes forces de sécurité. Une vingtaine de militants ou sympathisants d'Europe Écologie-Les Verts, avec la conseillère régionale Marie Bové en tête, de Tchernoblaye ou encore du réseau Sortir du nucléaire, se sont retrouvés hier matin devant l'église du Barp pour manifester leur opposition au nucléaire militaire, alors que le président de la République était attendu sur le site du laser Mégajoule (lire page 8). Marie-José Triboy, élue socialiste du Barp, est venue saluer Marie Bové « en toute confraternité ».

Nucléaire civil

Le propos était simple. « Il est important de redire aux citoyens que ce qui leur est présenté aujourd'hui est un mensonge. On est dans la course à l'armement nucléaire, en pleine violation du traité de non-prolifération des armes nucléaires que la France a signé en 1992. Nous demandons à ce que le site du laser Mégajoule du Barp soit reconverti pour des applications civiles et la recherche », répète patiemment Marie Bové, accompagnée de Clément Rossignol, élu de Bègles, conseiller à la CUB et chercheur au CNRS sur les lasers. À leurs côtés, les militants antinucléaires déploient des banderoles devant l'église. Le petit groupe a surtout l'intention de faire s'envoler une banderole que Nicolas Sarkozy pourrait voir, faute de les entendre. « Retraites, pas d'argent, Missile M 51, 15 milliards » est-il écrit.

Bloqués dans le bourg

Le groupe n'a jamais atteint le site du laser Mégajoule. Il a été stoppé au bout de 100 mètres par un barrage de gendarmes mobiles. Alors que Marie Bové, calme et souriante, expliquait leur démarche, des gendarmes crevaient discrètement ou confisquaient même les ballons gonflés à l'hélium, empêchant tout envol de la banderole. « On se doutait qu'on ne pourrait pas accéder au site », convenait Marie Bové, prête à repartir vers Bordeaux . « Maintenant nous allons rejoindre l'intersyndicale devant la gare de Bordeaux pour apporter notre soutien aux cheminots et aux chercheurs. »

Sud Ouest 15 octobre 2010



15/10/2010

Nicolas Sarkozy cache la prolifération nucléaire derrière le laser Mégajoule

Jeudi 14 octobre, Nicolas Sarkozy a visité le site de construction du laser Mégajoule (LMJ), en Gironde. Le LMJ veut développer la fusion nucléaire 'par confinement inertiel', technologie complémentaire à celle d'ITER (fusion par confinement magnétique). Depuis 15 ans, le LMJ accumule surcoûts, retards et difficultés technologiques... Comme ITER !

Les usages civils du LMJ sont des leurres : il sera impossible de maintenir la réaction de fusion nucléaire que ce laser produirait, et de valoriser l'énergie produite. En réalité cet équipement, s'il aboutit, aura des usages essentiellement militaires, en permettant de simuler les futures têtes nucléaires, et de développer des bombes atomiques d'un type nouveau (environ dix fois moins puissantes que celle d'Hiroshima). Nous ne voulons pas de ces terribles engins de mort.

La France signe d'une main le Traité de Non Prolifération nucléaire, et de l'autre, elle poursuit son programme nucléaire, en particulier avec le LMJ et le missile M51. Ce manquement à des engagements internationaux est inadmissible.

Nous n'avons pas besoin de la fusion nucléaire, imposée une fois de plus sans consultation démocratique. Le nucléaire, sous toutes ses formes, appartient au passé. Dès aujourd'hui, l'avenir se construit sans armes atomiques ni centrales nucléaires, par la sobriété énergétique, les économies d'énergies et les renouvelables. Dans une période de crise économique grave, l'État gaspille des milliards d'euros dans des projets illusoires et dangereux. L'argent public serait bien mieux employé pour répondre aux besoins réels de la population.

Contact presse : Cédric Lucas 06 22 08 55 22
Ligne presse permanente : 06 40 28 32 12

Communiqué du Réseau 'Sortir du nucléaire'



14/10/2010

Le Président de la République inaugure les armes nucléaires miniatures de demain : Le Mouvement de la Paix dénonce un acte de prolifération verticale

Nicolas Sarkozy inaugure aujourd’hui le site du Laser Mégajoule au BARP en Gironde. Cet équipement qui ne sera pas fonctionnel avant 2014 est destiné à miniaturiser les armes nucléaires en réduisant la première étape de mise à feu des armes atomiques. « Par la poursuite de la modernisation de ces armes nucléaires, la France s’inscrit dans une démarche de prolifération verticale » s’indigne Pierre Villard, co-président du Mouvement de la Paix.

Outre les sommes phénoménales qu’a déjà couté cet équipement dont seuls 20% sont à destination de la recherche scientifique civile, c’est son principal objectif qui est remis en cause par le Mouvement de la Paix, « à savoir préparer les armes de destruction massive de demain ». Loin de toute garantie d'indépendance nationale, « ce projet est mené en partenariat avec les Etats-Unis dont les installations de simulations sont proches de celles du Mégajoule » rappelle l’association pacifiste.

« Comment la France peut-elle ainsi impunément continuer de violer la loi internationale ? » poursuit Pierre Villard, dont l’association s’est maintes fois rendue devant le site du BARP pour protester contre la perspective d’essais nucléaires en laboratoire.

Alors qu’une réelle dynamique de désarmement est en route sur la planète et qu’une Convention d’élimination des armes nucléaires est aujourd’hui soutenue par trois quart des Etats « quel est l’intérêt de la France de persister dans cette posture du seul contre tous ? ».

Alors que les pacifistes ont obtenu la fermeture du Centre d’expérimentation du pacifique en 1996, puis la signature du Traité d’interdiction complète des essais - signé par le France cette même année, le Mouvement de la Paix dénonce l’attitude ambivalente de la France qui la prive ainsi d’une réelle crédibilité internationale.

Dans l’immédiat, le Mouvement de la Paix demande la mise à disposition de l’ensemble des installations du BARP à des fins civiles. « Nous demandons que l’AIEA contrôle l’utilisation du BARP à des fins strictement civiles, de la même manière que la communauté internationale demande le contrôle de toutes les installations prétendues civiles par les Etats et sur lesquelles existent des doutes » conclut Pierre Villard.

Saint Ouen, le 14 Octobre 2010
Contact presse : Catherine Rio : Catherine.rio @ mvtpaix.org / 01 40 12 72 35

Le Mouvement de la Paix - http://www.mvtpaix.org



13/10/2010

Nicolas Sarkozy au Laser Mégajoule : 50 ans de recherche au service de la destruction massive

Jeudi 14 octobre 2010, Nicolas Sarkozy se rendra au Laser Mégajoule (Le Barp), présenté comme un outil de recherche, d'innovation et de développement économique, pour y célébrer les 50 ans de la découverte du laser.

Le collectif « Non au missile M51 » sera également présent lors de cette visite présidentielle, pour rappeler que la recherche, l'innovation et le développement économique en question sont orientés uniquement vers le domaine de la destruction massive et dans le but d'accroitre toujours plus notre potentiel en matière d'armes nucléaires. Le Laser Mégajoule ne servira que la recherche militaire, par le développement de nouvelles têtes nucléaires, dont les têtes nucléaires océaniques (TNO) qui doivent, en 2015, équiper le nouveau missile nucléaire d'attaque M51, et la miniaturisation des armes nucléaires, véritable banalisation de ce type d'armes.

Après le renouvellement complet et la modernisation de son arsenal nucléaire, en violation des traités et conventions internationaux, la France continue de se comporter en état voyou en s'obstinant à mener dans le domaine militaire et nucléaire une politique obsolète et ruineuse, 20 milliards d'euros pour les 5 prochaines années.

Le collectif « Non au missile M 51 » invite tou-te-s les citoyen-ne-s concerné-e-s à venir le 14 octobre rappeler au président de la République les engagements de la France vis-à-vis de la communauté internationale et réaffirme sa volonté de mener toutes les actions nécessaires, dans le respect de la non-violence, pour ramener la France sur la voie du désarmement, le passage de 7 de ses activistes au tribunal de Mont de Marsan et le verdict attendu le 3 novembre n'ayant en rien entamé sa détermination.

Mercredi 13 octobre 2010

Contact : campagne @ nonaumissilem51.org

Dossier sur Laser Mégajoule et nucléaire militaire disponible sur demande au collectif


Voir le programme présidentiel sur le site de l'Elysée

Collectif « Non au missile M 51 » - www.nonaumissilem51.org



13/10/2010

M. Sarkozy visite le Laser Mégajoule : L'illusion d'une 'énergie propre' comme alibi pour la course aux armes nucléaires

Le Président de la République visitera demain jeudi 14 octobre 2010 le chantier du Laser mégajoule (LMJ) situé au Barp (Gironde). A cette occasion, M Sarkozy reprendra inévitablement les discours officiels qui tentent depuis des années de donner une justification à ce projet absurde lancé en 1995 par M. Chirac.

En particulier, surfant sur la vague du 'développement durable', les autorités françaises prétendent que le LMJ permettra de maîtriser la fusion nucléaire et ainsi d'accéder à une énergie 'propre et illimitée'.

- Or, tout comme son cousin ITER (*), le LMJ pourra au mieux - s'il fonctionne correctement - générer une courte réaction de fusion, mais sans qu'il ne soit possible de la maintenir et encore moins d'en capter l'énergie.

- Or, tout comme son cousin ITER, le LMJ voit son budget enfler au fil du temps, son chantier prendre des années de retard, et les difficultés technologiques se multiplier.

Comme le disent si bien les scientifiques eux-mêmes, 'la fusion nucléaire est une énergie d'avenir… mais elle le restera toujours'.

La piste 'civile' étant à la fois une impasse et une tromperie, l'Observatoire du nucléaire attire l'attention de l'opinion publique sur la véritable et seule nature du LMJ : un projet purement militaire.

Le LMJ est en effet supposé permettre la continuation des essais nucléaires par la simulation. S'il fonctionne un jour, le LMJ pourra amener à la mise au point d'une nouvelle génération de bombes atomiques, dix fois moins puissantes que celle d'Hiroshima, prévues pour servir réellement en cas de conflit et non plus pour 'dissuader'.

En construisant le Laser Mégajoule, les autorités françaises prennent clairement part à la course aux armes nucléaires, bafouant le Traité de non prolifération nucléaire (TNP) par lequel la France s'est engagée à ne pas améliorer ses armes nucléaires et, au contraire, à aller vers le désarmement atomique.

Le projet LMJ illustre clairement le double discours des autorités françaises, M Sarkozy en tête, qui, tout en accusant des pays comme l'Iran de vouloir accéder à l'arme atomique, développent dans le même temps les armes nucléaires françaises.

(*) Le LMJ et ITER sont tous deux consacrés à la fusion nucléaire mais par deux voies différentes, respectivement par le 'confinement inertiel' et le 'confinement magnétique'.

Observatoire du nucléaire - 13 octobre 2010 - contact @ observatoire-du-nucleaire.org



30/09/2010

« Geste de soutien » à la bombe atomique

PETIT CYNISME ORDINAIRE

La première fois ! Le 6 août dernier, c’était la première fois que la France dépêchait des diplomates aux cérémonies marquant la destruction de Hiroshima, il y a 65 ans, par une bombe atomique ricaine qui a fait au moins 140 000 morts, excusez du peu. Selon la dépêche de l’AFP reprise dans la presse, cette présence traduisait un  « geste de soutien en faveur du désarmement nucléaire mondial ». La grande classe. Le  « mouvement en faveur du désarmement nucléaire mondial » en était sûrement tout guilleret. Mais peut-être aurait-il préféré que la France, signataire du Traité de non-prolifération, cesse de moderniser son missile M51, petit bijou de technologie mortifère pouvant contenir des têtes nucléaires ?

Houpeula ! Quand il s’agit de ses Little boys tricolores, la France dépêche plutôt sa gendarmerie. Ce fut le cas le 1er décembre dernier, quand sept membres du collectif « Non au missile M51 » ont pénétré dans l’enceinte du Centre d’essai de lancement de missile de Biscarrosse (Landes), alors que la base supervisait des essais de tir de son nouveau joujou. Le 8 septembre, ils comparaissaient devant la justice, à Mont-de-Marsan, pour répondre de cette petite escapade. Un beau « geste de soutien »

«Je ne pourrai, un jour, renoncer à cette arme que dans la mesure où je serai certain que le monde soit stabilisé et en sécurité », déclarait Nicolas Sarkozy le 13 avril 2010 au sommet de Washington sur le nucléaire. T’as raison Léon : tu ne pourras, un jour, renoncer à préparer la guerre que dans la mesure où tu seras certain que tu ne prépares pas la guerre…

François MALLET - CQFD N°81 - SEPTEMBRE 2010



17/09/2010

Procès de Mont-de-Marsan : c'est de la bombe, bébé !

La semaine dernière, un groupe de militants soutenus par les Désobéissants est passé en jugement pour avoir tenté de perturber des tests de missiles dans les Landes. Pour La Mèche, c’est Xavier Renou, le porte-parole des Désobéissants, qui raconte.

Ça vous a peut-être échappé, mais heureusement la Mèche est là pour vous le rappeler : il vient de se passer une grande première en France : le procès d'une « inspection citoyenne ». Une inspection citoyenne, c'est en gros des citoyens comme vous et moi, et surtout comme ceux du collectif « non au missile M51 », qui décident que la démocratie ne s'arrête pas à la porte des casernes et que si on ne nous y invite pas, on a quand même le droit d'y entrer pour voir ce qui s'y passe ! Bah oui, quand la porte est fermée, les mauvais esprits ont tendance à penser que c'est parce qu'on veut nous cacher des trucs... Et en l'occurrence, par là-bas, ce qu'on voudrait bien nous cacher, c'est que la France nécessiteuse, vous savez, celle dont l'État est en faillite, l'économie en crise, et les comptes sociaux déficitaires, sauf ceux de Liliane Bettencourt et de l'UMP - eh bien, elle prépare en douce rien moins que la prochaine guerre mondiale... Euh, je m'emporte, mais à peine !

Sur la délicieuse côte landaise, entre deux plages et trois pins pliés de rire par la dernière tempête, il y a le Centre d'Essais et de Lancement de Missiles de Biscarrosse. Un terrain géant, un peu comme Kourou en Guyane, sauf que les fusées qu'on y lance porteront des charges nucléaires... On y teste depuis déjà 4 ans les futurs missiles nucléaires M51, plus rapides et plus meurtriers encore que les actuels M45 qui équipent les sous-marins de l'Ile Longue à Brest. Des missiles spéciale Chine, à ce qu'il paraît. Un cadeau qui sera sans doute apprécié et ne manquera pas d'encourager nos partenaires commerciaux favoris à développer leurs propres jouets nucléaires pour nous promettre la même apocalypse... Sympa, non ? Et tout ça sans qu'à aucun moment on en discute au parlement (pensez-vous !) ou dans la presse dominante. Dommage, les Français auraient peut-être d'autres idées pour dépenser les 15 milliards d'Euros (non déductibles de vos impôts !) du programme M51...

En tous cas, les activistes de « non au missile M51 » ont décidé qu'il fallait en parler, de ces missiles. Et que si la France a signé le Traité de Non Prolifération nucléaire, c'est pas pour les chiens et les Iraniens seulement. Et c'est pour ça que depuis 4 ans déjà, ils multiplient les actions de désobéissance civile contre les essais du M51, avec, en décembre dernier, l'occupation du radar principal du CELM, justement le jour du tir... reporté grâce à eux. Bon, c'est vrai, le (sympathique) président du tribunal, il ne connaissait pas non plus ce qu'il y avait dans ce fameux traité, qui interdit pourtant à la France de développer son arsenal. Heureusement, comme l'a rappelé l'excellent avocat du collectif Me Frédéric Dutin, « nul n'est censé ignorer la loi », pas même un Président de Tribunal, et encore moins l'État français ! Gageons qu'il saura s'en souvenir et épargnera à nos valeureux amis l'amende que le procureur lui demande de prononcer....
Verdict le 3 novembre. D'ici là, pour les soutenir : www.nonaumissileM51.org

Paru dans La Mèche n°2 du 17 septembre 2010



09/09/2010

Comparution pour l'occupation du radar du centre d'essai de missiles des Landes : Communiqué

Mont de Marsan, 8 septembre 2010

Les 7 activistes du collectif « Non au missile M51 » ont comparu, ce jour, au tribunal de Mont de Marsan, pour l’occupation d’un radar au centre d’essai de lancement de missiles (CELM) de Biscarrosse, le 1er décembre 2009, jour de l’ouverture du créneau de tir du 4ème tir d’essai du missile M51.

Pendant l’audience, les 7 prévenu-e-s et leur avocat ont exposé tour à tour les faits qui ont conduit à mener cette action non violente en insistant sur la violation des traités internationaux induite par le nouveau missile nucléaire d’attaque français.

L’avocat, Maître Dutin, a quand même également rappelé au tribunal, qu’un dispositif policier (7 fourgons de gendarmes mobiles !!!) tel qu’aujourd’hui n’avait pas été vu depuis la venue de Mme Rachida Dati pour l’inauguration du dit tribunal.

Les réquisitions du ministère public, désemparé face à l’argumentation du collectif sont de 150 euros par activiste, soit la confirmation de la peine déjà prononcée. La décision est mise en délibéré jusqu’au 3 novembre.

Le collectif M 51 rappelle que les menaces de répression n’entament en rien sa détermination à mener toutes les actions nécessaires, dans le respect de la non-violence, pour amener la France sur la voie du désarmement.

Collectif « Non au missile M51 » - campagne @ nonaumissilem51.org - www.nonaumissilem51.org



09/09/2010

Missile nucléaire M51 : la France bafoue le droit international

Mercredi 8 septembre, la justice a examiné l'affaire des opposants au M51, le nouveau missile nucléaire d'attaque français. La justice reproche à sept activistes d'avoir occupé illégalement un radar au Centre d'Essai de Lancement de Missile (CELM) de Biscarrosse (Landes), le 1er décembre 2009, dans le cadre d'une inspection citoyenne. Chacun risque une amende de 150 euros.

Depuis 2006, les inspecteurs citoyens du collectif 'Non au missile M51' tentent d'empêcher ces tirs d'essai en intervenant sur place, ou en perturbant le fonctionnement des instruments de mesure du CELM par des lâchers de ballons 'métallisés'. Pour Cédric Lucas, administrateur du Réseau 'Sortir du nucléaire', « c'est incroyable d'entendre le Procureur réclamer 150 euros d'amende, alors que c'est l'État qui, le premier, ne respecte pas le droit. Les opposants au M51 agissent pacifiquement, à visage découvert, pour que la France applique enfin le droit international. Notre pays a signé le Traité de Non Prolifération nucléaire, qui nous engage dans la voie du désarmement nucléaire. C'est absolument scandaleux de voir que l'armée développe quand même un nouveau missile nucléaire. L'atome bafoue encore la démocratie. Le gouvernement dit que les caisses sont vides pour les retraites, l'hôpital ou l'école, mais l'armée française gaspille des millions d'euros avec le nucléaire. Nous ne voulons pas être complices d'un nouvel Hiroshima. »

Le Réseau 'Sortir du nucléaire' soutient les actions non-violentes des opposants au missile M51, et appelle à les soutenir au tribunal le 3 novembre, jour du délibéré. Il rappelle que nucléaire militaire et nucléaire civil sont absolument indissociables. La France atomique reste une exception mondiale. D'autres pays de l'Union Européenne nous montrent la seule voie raisonnable : la sortie définitive du nucléaire, civil comme militaire.

Communiqué de presse du 9 septembre 2010

Contact presse : Cédric Lucas 06 22 08 55 22
Davantage d'informations sur notre site : http://www.sortirdunucleaire.org

Réseau 'Sortir du nucléaire', fédération de 883 associations agréée pour la protection de l'environnement



09/09/2010

Tribune inespérée : Sept militants ont comparu devant la juridiction de proximité Mont-de-Marsan


Les sept membres du collectif « Non au missile M51 » qui comparaissaient, hier, devant la juridiction de proximité du tribunal d'instance de Mont-de-Marsan se sont finalement offert une tribune pas cher. Les prévenus encourent en effet une amende de 4e catégorie qui ne dépassera pas 750 euros. Un seuil par ailleurs bien loin des réquisitions du ministère public qui a demandé 150 euros.

À l'évidence, l'enjeu ne se situait pas au niveau du montant de l'amende pour les militants. Ils avaient pénétré le 1er décembre dernier dans l'enceinte du centre d'essai et de lancement de missile (CELM) de Biscarrosse alors que la base supervisait des essais de tir du nouveau missile intercontinental français M51.

« Nous aurions même préféré un tribunal plus grand ! », lâche Lionel Jensac, un des prévenus à la sortie de l'audience, entouré de quelques militants venus les soutenir. « C'est malheureux de devoir passer devant un tribunal pour briser le tabou de l'armement nucléaire », ajoute Jean-Charles Darrieux, facteur dans les Landes et également poursuivi pour les mêmes faits.

Dialogue courtois


Au cours d'une audience qui s'est articulée autour d'un dialogue courtois et souvent teinté d'humour entre les prévenus et le président Fontarensky, les sept militants âgés d'une trentaine d'années et issus de la région Aquitaine ont donc pu exprimer à tour de rôle les motivations qui les ont poussés à s'introduire dans la base ce jour-là.

« Personne ne s'est interrogé pour savoir si cette arme était légale au niveau des traités internationaux », lance Jean-Charles Darrieux. Et d'ajouter : « Je pense qu'il faut être capable d'être dans la désobéissance civile ».

Savoureux dialogue de sourds, aux articles de loi sur la violation de propriété détaillés par le président, les prévenus répondent par des articles de traités internationaux. Notamment le traité de non-prolifération nucléaire ratifié par la France et qui prévoit que les signataires ne doivent pas moderniser ou développer leur arsenal. Un autre évoque les articles des « principes de Nuremberg ». Le président s'interroge sur ce traité. « Nul n'est censé ignorer la loi, monsieur le Président ! », tâcle Me Frédéric Dutin, l'avocat des militants.

« Méthodes pacifistes »

Un autre évoque les méthodes pacifistes du groupe. « Nous n'avons commis aucune dégradation. D'ailleurs, une fois à l'intérieur de la base, nous avons contacté nous-mêmes les gendarmes pour indiquer notre position ». Le président sourit : « Évidemment, si tous les délinquants faisaient ça… » Réplique immédiate sur le banc des prévenus : « Pour l'instant nous sommes innocents ! » Le président sourit encore : « D'accord je retire le mot. C'est une erreur commise assez fréquemment ces derniers temps… »

Reste, selon Me Dutin qui plaide la relaxe, une question de droit. Selon lui, la construction du M51 est une violation des traités internationaux. Et, selon lui, dans la hiérarchie des normes, le droit international prévaut sur les lois nationales. « Les citoyens sont donc dans une situation qui s'apparente à de la légitime défense », plaide-t-il.

La décision sera rendue le 3 novembre. Le président jette un regard vers le banc des prévenus : « Ça ne vous empêchera pas de dormir ? »

Sud Ouest, 9 septembre 2010



08/09/2010

Des opposants à la Bombe devant la justice française

Depuis quelques années, des hommes et des femmes montrent leur conviction anti-nucléaire militaire en envahissant des bases militaires françaises. Après plusieurs actions et arrestations sans suite, certains opposants vont passer pour la première fois devant la justice ce 8 septembre 2010. Un procès où la cause antinucléaire sera au centre des débats…

Lire la suite

Blog de Jean-Marie Collin



01/09/2010

Arme atomique : la France hors-la loi !

Le MAN soutient les 7 citoyens qui comparaîtront le 8 septembre 2010 devant le Tribunal de Grande Instance de Mont de Marsan pour avoir occupé un radar au Centre d’essai de lancement de missiles (CELM) de Biscarosse, le 1er décembre 2009. En perfectionnant sa force de frappe atomique, la France se rend coupable de préparation de crime contre l’humanité. En violant ouvertement l’article 6 du Traité de Non-Prolifération nucléaire (TNP), qu’elle a signé, la France décide de se placer en dehors de la légalité internationale.

Depuis 2006, des « inspecteurs citoyens » en lien avec le collectif « Non au missile M51 » se substituent à l’inaction de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), pour venir constater et dénoncer la violation par la France de ses engagement internationaux en matière de non-prolifération nucléaire. Rappelons que la France a ratifié le TNP qui engage notamment les Etats détenteurs de l’arme atomique à « poursuivre de bonne foi des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire ». Or le centre d’essai des Landes est l’un des lieux où la France modernise au contraire sa force de frappe atomique.

Soixante-cinq ans après les massacres de Nagasaki et Hiroshima, en mettant en œuvre des moyens importants pour perfectionner sa capacité de frappe atomique, la France se rend coupable de préparation de crime contre l’humanité. Ce sont nos impôts qui paient ce crime. En ne faisant rien pour l’empêcher, les citoyens français s’en rendent complices. C’est pourquoi le MAN salue le courage de celles et ceux qui osent agir pour afficher leur désaccord avec cette politique. Il soutient leur action et affirme sa solidarité avec les 7 prévenu-e-s qui ont tenté d’empêcher le 4° tir d’essai du missile M51 le 1er décembre 2009. Ces citoyens ont agi par la désobéissance civile à visage découvert et de manière non-violente, pour dénoncer une violation du droit international. Le débat démocratique sur les moyens de notre Défense doit être réouvert au plus vite, et réapproprié par la société dans son ensemble : c’est un appel en ce sens que lancent les inspecteurs citoyens par leur action. Il serait dérangeant que la seule réponse apportée par les autorités soit la répression.

Le MAN appelle l’Etat français à respecter ses engagements internationaux et notamment l’article 6 du Traité de Non-Prolifération nucléaire, en s’engageant sans délai et de bonne foi dans le désarmement de son arsenal nucléaire. Il n’y a aucun sens à exiger des autres pays qu’ils ne se dotent pas d’armes nucléaires sans commencer par agir résolument en faveur de notre propre désarmement nucléaire. Le nucléaire civil et le nucléaire militaire étant organiquement liés, il est nécessaire, pour faire cesser la prolifération nucléaire militaire, d’arrêter la production et la vente de réacteurs civils. C’est la sortie du nucléaire qu’il faut envisager. D’autres moyens plus démocratiques et civilisés de Défense sont possibles, il ne tient qu’à nous de les promouvoir en prenant les moyens de les étudier et de les rendre possibles.

Communiqué de presse du MAN du 31 août 2010 - Contact : Guillaume Gamblin 04.78.28.31.03



08/07/2010

Action contre le dernier tir d'essai du M51

Ce matin, dès 9 h, les ballons métallisés des inspecteurs citoyens du collectif « Non au missile M 51 » ont de nouveau constellé le ciel, au dessus du Centre de Lancement de Missile de Biscarrosse (CELM).

En effet, depuis ce matin et jusqu'au 13 juillet, un créneau de tir est ouvert pour permettre le dernier tir d'essai du nouveau missile nucléaire d'attaque français M51 qui le rendra opérationnel au sein de la Force Océanique Stratégique.

Tiré en conditions réelles depuis la Baie d'Audierne par le sous marin nucléaire «Le Terrible», l'essai est supervisé par le CELM et ses instruments de mesure que les ballons peuvent perturber.

Ce tir d'essai, effectué en violation du Traité de Non prolifération, ne doit pas avoir lieu, la modernisation et le renouvellement de l'arsenal nucléaire français, déjà effective par l'entrée en service de l'ASMP-A (Air sol moyenne portée amélioré) transporté par les Rafales des Forces aériennes Stratégiques, bafoue les traités et conventions internationaux.

Le collectif « Non au missile M 51 » sera systématiquement présent sur le terrain, pendant toute la durée du créneau de tir, pour s'opposer à cet essai et nous incitons tou-te-s les citoyen-ne-s à nous rejoindre ou à marquer leur désapprobation par des rassemblements ou des actions non-violentes contre les sites nucléaires.

La comparution en justice de 7 activistes du collectif « Non au missile M 51 », le 8 septembre à Mont de Marsan, pour l'occupation d'un radar au CELM, n'entame en rien la détermination du collectif à mener toutes les actions nécessaires, dans le respect de la non violence, pour faire rentrer la France dans la voie de la raison et du désarmement.

Collectif « Non au missile M 51 »
campagne (à) nonaumissilem51.org

Soutien aux activistes prévenu-e-s du collectif
SANS ARMES, Domaine de Sillac 33770 SALLES
Chèque libellé à SANS ARMES/Campagne M 51

Collectif « Non au missile M 51 » - Biscarrosse, le 8 juillet



20/06/2010

Les inspecteurs citoyens du collectif pacifiste 'non au missile M51' devant le tribunal

Le premier procès des opposants aux tirs d'essai du nouveau missile nucléaire d'attaque français M51 se tiendra le 8 septembre 2010 à Mont de Marsan.

Les 7 activistes du collectif prévenu-e-s comparaitront pour l'occupation d'un radar au Centre d'Essai de Lancement de Missile (CELM) de Biscarrosse
, le 1er décembre 2009, jour de l'ouverture du créneau de tir du 4ème tir d'essai du missile M51. Ce tir devait etre le premier tir en conditions réelles, effectué depuis le sous-marin nucléaire 'Le Terrible' en baie d'Audierne et suivi et supervisé par le CELM de Biscarrosse.

Depuis 2006 et le premier essai du M51, les inspecteurs citoyens du collectif 'Non au missile M51' tentent d'empêcher ces tirs d'essai en intervenant physiquement sur les lieux du tir ou en essayant de perturber le bon fonctionnement des instruments de mesure du CELM (occupation du radar, tir de ballons 'métallisés').

Par leurs actions, les inspecteurs citoyens essayent de dénoncer la violation délibérée des accords et traités internationaux par la France en matière d'armement nucléaire, France qui s'est engagée en ratifiant ces traités à rentrer dans la voie du désarmement nucléaire et à ne pas attribuer de nouvelles missions à son armement nucléaire mais qui aura pourtant, en 2010, renouvelé et modernisé entièrement son arsenal nucléaire par des armes de performance et de portée plus importantes.

Le dernier tir d'essai du missile M51, lui permettant de devenir opérationnel, devrait d'ailleurs avoir lieu dans les mois prochains, malgré la conférence de révision du Traité de Non Prolifération qui vient de s'achever et au cours de laquelle la France s'est distinguée par une attitude non-coopérative.

Le collectif 'Non au missile M 51' réaffirme sa détermination à mener toute les actions nécessaires, dans le respect de la non-violence, pour que la France respecte ses engagements vis à vis de la communauté internationale et qu'elle rentre dans la voie du désarmement.

Un soutien, tant moral que financier, peut être adressé aux activistes du collectif à l'adresse suivante :
Sans Armes, Domaine de Sillac 33770 Salles
Chèque libellé à Sans Armes / Campagne M51

Collectif 'Non au missile M 51' : www.nonaumissileM51.org / campagne (à) nonaumissileM51.org



16/06/2010

NEXTER ELECTRONICS récompensé par la mort


Mise à jour 15h, Toulouse le 16 juin

Ce matin, une douzaine d'inspecteurs citoyens du collectif « Non au missile M51 » se sont rendus chez Nexter Electronics Toulouse. Ils ont accompagné la Mort pour décerner le prix spécial EUROSATORY 2010.
Après une demi-heure d'occupation de l'accueil et la fermeture symbolique de l'entrée du site, l'entreprise Nexter Electronics représentée par son directeur financier et son responsable de la sécurité, a accepté la récompense, le directeur général étant sur le salon Eurosatory.
A la suite de cette action, le collectif est allé à la rencontre des toulousains sur leur célèbre place du Capitole pour les sensibiliser et les informer sur le sujet des ventes d'armes.
Ces actions ont eu lieu dans le cadre de la dénonciation du salon Eurosatory, supermarché de la mort, sur lequel le groupe Nexter possède un stand de 4000m².
Le collectif « Non au missile M51 » réaffirme ainsi sa détermination à lutter en faveur du désarmement.

Collectif « Non au missile M 51 » - contact: 06 47 19 71 89 - Mèl: 3avril@nonaumissilem51.org




[1-100]   [101-200]   [201-239]

Retour page d'accueil

   Voir les Actus passées

Site Meter